Un bad boy à Pomerol

Une apparente opposition

La stature imposante du jeune vigneron pomerolais laisse assez rapidement poindre des gestes délicats et précis.

Une apparente opposition qui n’est pas pour lui déplaire et qui résume bien ce que ce nouvel entrant dans la grande communauté des pomerolais souhaite faire ici : bousculer l’appellation et préserver un patrimoine ancestral tout à fait prestigieux.

Julien souhaite élaborer un vin de lieu net et précis, un vin d’expression pomerolaise dans lequel le merlot et le cabernet franc révèle l’éclat, la fraîcheur du fruit. Il a la conviction que ce grand terroir de Pomerol délivre des raisins qu’il faut accompagner et non pas brusquer, que chacun des contenants finira par sublimer.

« Je ne veux pas ressembler à mon voisin mais absolument être reconnu comme un Pomerol, un rien atypique et parfaitement identifiable. »

Julien Bidou

Une dimension artisanale

Le fils de vigneron de l’entre-deux-mers porte en lui une dimension profondément artisanale, qu’il revendique dès la première rencontre.

Elle donne le ton et la couleur à un chai élégant et à taille humaine. Un espace qu’il a voulu lieu d’expérimentations entre barrique de provenance multiple, foudre et amphore. L’AOC prestigieuse n’empêchera pas les recherches tous azimuts de ce vigneron bad boy – comme il aime à se définir.

Il est un capitaine qui se tient à la proue d’une goélette battant pavillon pomerolais et qui embrasse d’un regard les 4 hectares de vignes aux 12 parcelles identifiées.

Bad Boy

Un vignoble à taille humaine

Il aime la taille humaine de son vignoble, celle qui donne pouvoir et réactivité au vigneron, et soigne tout particulièrement ce pur joyau de verdure situé aux portes de Libourne.

Un contexte qui oblige le jeune vigneron paysan. Ici haies et vignes vigoureuses laissent échapper en volutes douces des parfums végétaux tendres.

Et puis on se dit au cœur de ce chai chaleureux, sous la croix rouge sur fond gris classieux, que les ingrédients sont là pour redessiner un vin charnu et complexe, un vin à la patine toute pomerolaise. Un pari gagné pour ce Sainte-Marie qui avance sur la pointe des pieds mais fermement.